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A l’occasion de la conférence annuelle de Sun, JavaOne, Larry Ellison, PDG d’Oracle, s’est exprimé sur l’avenir d’OpenOffice qu’il voit bâti sur le langage JavaFX, à ce jour pas en Open Source.

Oracle avait en grande partie motivé son rachat de Sun par sa volonté de posséder les technologies Java. Larry Ellison multiplie depuis les annonces autour de la plate-forme. Ainsi après avoir exprimé son désir de voir ce langage intégrer les netbooks, Oracle souhaite désormais en faire une brique essentielle du futur de la suite bureautique OpenOffice.

Lors de la conférence JavaOne, Larry Ellison a ainsi adressé un message aux développeurs du projet Open Source, les encourageant à construire rapidement des librairies pour JavaFX. Ce langage de développement, présenté comme un concurrent d'AIR et FLex d'Adobe, et de Silverlight(Microsoft) dans la conception d'applications Internet riches (RIA).

Ajax devrait s'effacer derrière Java

Cette annonce du nouveau propriétaire de Java remet donc en cause les déclarations de Jonathan Schwartz, pour qui OpenOffice était amené à évoluer vers Ajax. Pour imposer JavaFX, Oracle devra déjà convaincre les autres contributeurs du projet Open Source, et notamment IBM, Novell et Red Hat, qui jusqu'à présent n'ont pas exprimé leur intérêt à l'égard de JavaFX.

Il est vrai que le code de JavaFX n'a pas à ce jour été versé à la communauté du libre. La technologie est donc pour le moment la propriété exclusive d'Oracle. L'éditeur, pour inciter les développeurs à réécrire OpenOffice en Java, devra sans doute déjà remédier à cette lacune.

Oracle devra surtout rassurer le monde du logiciel libre et les contributeurs des projets sur lesquels Sun est engagé, dont MySQL. Un certain nombre de développeurs craignent de voir l'éditeur brider les projets au nom de ses seuls intérêts.

Mis à jour (Vendredi, 19 Juin 2009 15:58)

 
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Après le rachat de MySQL par Sun, puis de Sun par Oracle, le fondateur de MySQL a claqué la porte et lance une version alternative, sous licence GPL, et 100 % compatible avec MySQL. Décryptage.

La communauté des utilisateurs de MySQL, première base de données open source dans le monde, est perplexe : après le rachat d'Innobase par Oracle en 2005, MySQL AB avait choisi de re-développer "from scratch" un nouveau moteur transactionnel pour assurer l'indépendance de la base de données. Un projet soutenu par Sun lors de son rachat de MySQL AB. Mais avec l'acquisition de Sun par Oracle, la version open source de MySQL sera-t-elle maintenue dans le temps ? Rien n'est moins sûr. La version gratuite "Community" vient par exemple d'être fusionnée avec la version "Enterprise", payante.

Après avoir quitté Sun et lassé des atermoiements d'Oracle, Monty Widenius a finalement décidé de créer une copie de MySQL, son propre logiciel qu'il a mis vingt ans à imposer sur la scène mondiale. Il a donc créé l'Open Database Alliance, un consortium qui sera chargé du développement de MariaDB, le clone 100 % compatible de MySQL. MariaDB se base sur le code source de MySQL 5.1. En termes techniques, on appelle cela un "fork". La prochaine version, MariaDB 5.4 sera 100 % compatible : commandes, API, SDK, etc. Une version stable est attendue d'ici quelques mois.

Après EnterpriseDB, une base de données 100 % compatible Oracle Database basée sur PostgreSQL, Oracle devra donc faire face à un second clone. Si l'éditeur compte fermer l'accès à MySQL, il devra s'y prendre à deux fois, car dans un tel contexte MariaDB a toutes les chances de réussir, et ce pour plusieurs raisons. La première tient à la paternité du projet : Monty Widenius est un as des bases de données. C'est le père de MySQL, il lui sera donc relativement facile de créer une copie. D'autre part, l'architecture de MySQL 5 s'appuie sur différents moteurs de stockage indépendants. MariaDB pourra donc, au moins à court terme, s'appuyer sur les moteurs existants développés pour MySQL (il en existe une vingtaine). Enfin, la création de l'Open Database Alliance est saluée par la communauté du logiciel libre. Nul doute que Monty Widenius sera vite rejoint par de nombreux développeurs de talent. Et ce d'autant plus que trop d'éditeurs et d'entreprises ont investi dans MySQL. À suivre.

Mis à jour (Samedi, 30 Mai 2009 13:48)

 
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Quel est l'atout majeur des logiciels open source selon les DSI? Des coûts considérablement réduits.

Cependant, ces coûts réduits permettent aux DSI de faire progresser leur entreprise sur un point encore plus crucial : l'innovation.

La créativité et l'innovation qui règnent dans des entreprises telles que Google, Yahoo! et Amazon ont conduit des managers comme vous à examiner comment une approche similaire pourrait accélérer l'innovation dans leur propre entreprise.

Grâce à l'utilisation systématique de solutions open source, les pionniers du web ont pu profiter de coûts d'infrastructure bien plus bas, dégageant ainsi des ressources considérables qui leur ont permis de créer de la valeur ajoutée pour leurs clients.

Les DSI perspicaces comprennent qu'en ayant recours aux logiciels open source, ils peuvent débloquer des ressources pour créer de la valeur ajoutée. Ils considèrent les logiciels libres comme une opportunité de croissance et y en tirent parti pour:

  • Réaliser des économies significatives, en utilisant des logiciels open source partout où cela est possible

  • Accélérer l'innovation, grâce aux budgets dégagés pour créer de la valeur ajoutée, se différenciant ainsi par les prestations proposées, au-delà de l'infrastructure

  • Rendre leur organisation plus flexible et plus agile, grâce à une infrastructure plus simple à utiliser, à maintenir et à faire évoluer

Au départ, beaucoup (trop) de managers ont tendance à négliger les technologies « disruptive », comme le téléphone il y a un siècle, ou plus récemment la photo numérique, le PC ou les logiciels open source, ne décelant pas leur potentiel. Mais au final, pendant que certaines entreprises s'appuient sur ces technologies pour générer une nouvelle croissance, celles qui n'en font rien perdent leur compétitivité dans le meilleur des cas. Les exemples ci-dessous parlent d'eux-mêmes :

“On ne voit pas pour quelle raison qui que ce soit voudrait avoir un ordinateur à la maison.”

—Ken Olson, président et fondateur de Digital Equipment Corp., 1977

“Ce 'téléphone' comporte trop de lacunes pour que nous le considérions sérieusement comme un moyen de communication. Cet équipement n'a intrinsèquement aucune valeur pour nous.”

—Note interne de Western Union, 1876.

La disruption fait rage dans l'industrie du logiciel. Selon IDC, les serveurs Linux représentent déjà 12,7% du marché total des serveurs. Quant à MySQL, sa part de marché parmi les développeurs a bondi à 40%, ce qui traduit un gain de 25% sur deux ans selon Evans Data Corporation.

Mis à jour (Samedi, 30 Mai 2009 14:01)

 
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